le 14 décembre 2009 Chapelle de la DRAC
L’évolution des centres anciens depuis l’après-guerre, suit une trajectoire jamais connue jusqu’alors. En 30 ans, entre 1960 et 1990, les villes anciennes de l’Europe, ont perdu près de la moitié de leurs habitants. Pour leur part, les logements vacants ont connu un doublement si ce n’est plus. Ce mouvement de délaissement s’accompagne de son contraire, une attraction croissante. Commerce et tourisme pèsent lourdement et accentuent le délaissement des villes anciennes. Morphologiquement, ce double mouvement n’engendre pas une simple transformation des villes. Par référence au modèle de l’urbanisation, fragmentaire et procédant par juxtaposition, les nouvelles interventions déstructurent les tissus anciens. De ce fait, l’architecture, dépourvue de cette « règle commune » qui lui permettait de s’inscrire dans le système de la ville et de dialoguer avec elle, plonge dans un système d’objets hétéroclites, marqués à la fois par la standardisation et par le formalisme.
Comment traiter les centres anciens avant qu’il ne soit trop tard ?
Alexandre Mélissinos
renaissance des cités d’europe