Chacun connaît la piscine Judaïque dont la façade des années 1930 ouvre sur la rue du même nom. Mais peut-être identifie-t-on moins bien l’édifice qui la sépare de la rue, noirâtre et déliquescent jusqu’à ce jour au point qu’un dispositif de sécurité incitait le piéton à s’en éloigner.
Il s’agit pourtant d’un monument important de la ville, le portique de l’école d’équitation voulu par Tourny pour le Jardin Public, édifié par Portier sur un dessin de Gabriel et décoré par Francin.
Déplacé au milieu du XIXème siècle pour permettre l’édification de la longue façade à programme de Burguet, il coulait depuis lors des jours malheureux qui ont abouti à une profonde dégradation à laquelle le chantier que nous allons visiter vient de mettre fin.
Nous profitons de l’occasion pour « jeter un œil » à la piscine, édifiée au début des années 1930, réhabilitée il y a quelques années. C’est un témoignage de l’urbanisme utilitaire de l’époque Marquet, à l’architecture hygiéniste réalisant une combinaison intéressante de volumes et de décors dont l’humanisme n’est pas absent.
renaissance des cités d’europe